Edito de la semaineRÉFORMES. DU RÊVE À LA RÉALITÉLes vétérans qui ont dépassé le cap du bac plus soixante dans leurs études, regardent l’actualité d’un œil mi-consterné, mi-effrayé. Et mi-détaché des méfaits de l’homme mais attentif aux merveilles de l’univers. Ce qui fait beaucoup pour un seul œil qui ne sait plus de quel côté se tourner. Le strabisme voile et floute l’image de la politique et de ceux qui s’en servent en réactivant assidûment le rêve de l’extinction du paupérisme. Aux vieux mauvais esprits embrumés revient pourtant avec netteté une image de notre premier président de la république élu sur la foi de ce lumineux et inextinguible programme. Une caricature montrait Napoléon III portant d’une main un « ordre », de l’autre un « contrordre » et sur le front une affichette annonçant le « désordre ». L’ordre « démocratique » affiché aujourd’hui dans la diversité des discours paraît un peu pagailleux à ceux qui se souviennent de leur « rhétorique » qui était jadis le joli nom de la classe de première. Le désarroi collectif inhibant les qualités individuelles, il faut reconnaître que le lointain successeur de « Badinguet » est un formidable rhéteur. Plus il entend ses discours, plus le citoyen prend connaissance de notre riche patrimoine de figures de rhétorique. Dans sa dernière livraison, notre président a confirmé sa maîtrise de l’anaphore, montré son goût de l’hyperbole, affirmé sa prédilection pour la litote, fait entrevoir ses dispositions pour l’antanaclase Il ne s’agit là que de quelques exemples. Nous laisserons à chacun le soin d’explorer, et aux experts d’exposer, toute la nomenclature des procédés littéraires et oratoires utiles pour convaincre jusqu’aux esprits les plus rétifs. Notre grand orateur les connaît toutes et les met au service de sa religion politique que nul ne saurait situer sur le spectre des idéologies. On s’émerveille de voir la rhétorique élevée au rang des beaux arts qui concrétisent les rêves et transcendent les réalités. Mais l’esprit public reste sur sa faim. « J’aurais aimé un discours qui eût plus de corps et moins d’esprit », aurait dit notre grand expert en l’art de persuader. (Fénelon ; 1651-1715 ; Dialogue sur l’éloquence.) Là ne s’arrêtent pas les ressources de la dialectique. Si les réalités dérangent il est toujours loisible de les dénier. Les vieilles pratiques autorisent l’esprit d’invention. Le changement appelle le déni du changement et même le déni du déni des réalités. Le déni devient le garant de la continuité. On sauve la face en s’en tenant à son programme ou en le changeant sans le dire. On garde la foi en tournant le dos à la volte face. Pour en revenir au corps et à l’essence du discours disons que nous avons surtout entendu proroger la promesse d’un monde meilleur digne d’un archevêque. Mais en attendant le paradis lointain, le citoyen est appelé à subir sur terre l’enfer de l’impôt. Le désir démocratique de ne fâcher personne commande la concertation ou la consultation de partis, courants, catégories, lobbies, coteries qui ne sont d’accord sur rien. L’histoire ayant montré les dangers de réunir des états généraux on sectorise les études, les rapports, les concertations. Les absents ayant toujours tort, le jeu fiscal consiste à faire payer l’autre. Les tenanciers des pouvoirs, politique, administratif, économique, sont autant d’éminences « mistigrises » qui excellent à ce gigantesque jeu de mistigris. À force de tourner en rond ils finiront par faire payer la culture par les incultes, la retraite par les retraités, la compensation de la dépendance par les dépendants, le dédommagement des esclaves du temps jadis par les esclaves d’aujourd’hui, comme on asservit les petites entreprises aux grandes structures… Faute d’avoir su convertir l’Europe entière à sa religion sociale, le pouvoir tente maintenant d’en prendre le « leadership » par l’adjonction d’une nouvelle structure économique. Il reste à préciser comment seront préparés le greffon et le receveur. Cela nous vaudra bien des rappels historiques des tentatives d’ingérence et d’unification avec ou sans consensus. En ce domaine, comme en bien d’autres, Fénelon pourrait donner d’utiles avis : « Surtout évitons l’esprit de dispute, examinons cette matière paisiblement, en gens qui ne craignent que l’erreur, et mettons tout l’honneur à nous dédire dès que nous nous apercevrons que nous nous serons trompés. » Mais les courtisans ménageront le Prince. Ils se souviennent que l’archevêque de Cambrai tomba en disgrâce pour avoir fait la bêtise de léser Sa Majesté. Pierre AuguteLe 22 mai 2O13 |
Fiche conseil n8 : ne décevez pas les espérances
La technique dite : du "boomerang" ou quand on vous fait une demande déraisonnable
Un bel exemple d’utilisation de cette technique est celle que m’a racontée un collègue. Il gère un petit cabinet de consultant en tant que formateur et a dans ses clients une importante société comptable. Un jour, il leur envoie une lettre d’engagement et reçoit en réponse un courriel comprenant un fichier en attache. Le fichier en question s’avère être 2 pages pour la lettre d’engagement et 30 pages de conditions générales. Autant dire que 28 pages de clauses juridiques prennent un temps infini à étudier pour un si petit cabinet... Le point sur les jours fériés et les ponts
Aucune disposition légale ne prévoit le chômage obligatoire des journées de pont. L’employeur peut toutefois accorder un repos d’un ou de deux jours entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou un jour précédant les congés payés.
Fiche conseil n7 Une demande n’est pas importante si on ne revient pas dessus au moins 3 fois Alors que je l’interrogeais sur cette petite phrase, il m’expliquait qu’il était tellement assailli par des demandes provenant de toutes parts, qu’il avait pris l’habitude de ne pas considérer comme importante, toute demande d’action qui n’était formulée qu’une seule fois par son interlocuteur. Il estimait que le sujet n’était considéré comme important que si ceux-ci revenaient 3 fois sur le sujet. Cette sage habitude lui évitait de partir ventre à terre dans toutes les directions divergentes qui lui étaient pointées par la grande quantité d'intérêts de ses interlocuteurs... A la recherche d'informations supplémentaires
Souvent, nous nous trouvons à mitrailler l’autre de questions comme : « De combien de produits auriez vous besoin ? », « Quand est-ce que vous en auriez besoin ? », « Où faut-il les livrer ? » et « Comment faut-il les emballer ? ». Il y a des acheteurs qui vous donnent ces informations au compte-goutte – vous avez l’impression de leur extirper les informations sous la torture... Le point sur la période d'essai
Sa durée varie en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié. Elle peut être renouvelée, sous conditions, et rompue dans le respect des règles spécifiques prévues par la loi. Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?
Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.
Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...
Le risque de diluer votre argument fort
Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date... Le point sur la clause de non concurrence
Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.
Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques
Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.
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Les organisations sont en permanence dans des phases de transitions. Certaines d’entre elles sont à des croisées de chemin entre un déclin annoncé ou un rebond salvateur. Les évolutions ne peuvent se mener qu’avec les hommes et les femmes qui les composent. Pour obtenir des personnels les actions indispensables à la mise en œuvre du changement, ceux ci doivent percevoir un intérêt direct à leur action…
Si vous vous rendez compte que la partie adverse semble vous faire une demande qui vous paraît déraisonnable, une tactique simple s’impose. La technique dite : du « boomerang ».
Le pont est défini par le Code du travail comme le « chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels » (article L3122-27).
Le président d’une entreprise que je conseillais, m’a dit un jour, alors que je repartais à la charge sur un questionnement :
Dans toute vente, négociation ou autre discussion il y a un moment où l’autre partie ne partage pas autant les informations dont nous aurions besoin afin de pouvoir avancer.
La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.
Voici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.
La clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.
La cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.
Que ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!
La rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).
Aujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.
Lorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”
Le contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.
L’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...
Comment dire "oui" dans une négociation
Les risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
Tout, tout de suite…




